Fologne conserve son caractère de plaisance et dut être une résidence d’été enviable. Joseph-André de Donnéa acquit le domaine en 1809. Avant les Donnéa, on sait par les écrits des de Seyn, Poumon, Poswick et Pimodan, que le domaine de Fologne - s’il ne connut une grande histoire - suscita toujours de l’attrait. Fief impérial, Fologne fut cédé en 1219 aux ducs de Brabant. En suite de quoi les terres furent jointes à la vicomté de Looz et placées dans les mains de la famille de Gutschoven. En 1452, une de leurs descendantes, Jeanne van der Aa, les transmit aux comtes de Merode. Les Merode, alors propriétaires du château d’Argenteau, y demeurèrent jusqu’au mariage d’une de leurs filles, Jeanne, avec Guillaume de Berlo, seigneur de Keerbergen.
Des Berlo, le bien passa à Florent d’Argenteau avant d’être transmis par le dernier de cette branche (Robert-Ernest) à un sien cousin, le comte Claude-Florimond de Mercy, feld-maréchal. Il fut tué à la bataille de Parme. Le maréchal avait adopté juste à temps (1723) Antoine-Ignace-Charles d’Argenteau, seigneur de Méhaigne. Ce dernier était le père de Florimond-Claude de Mercy Argenteau, ambassadeur d’Autriche à Paris puis à Londres, où il décéda en 1794. Florimond-Claude naquit en 1727 des oeuvres de son père et d’Henriette de Rouveroy. L’ambassadeur s’en alla au paradis sans héritier, comme propriétaire des châteaux de Barse, Vierset et Ochain, ce qui voisinait avec les 10.000 hectares de terres. Il donna son château de Fologne à son neveu, François, comte de Mercy-Argenteau.