Quant aux familles qui habitèrent le site, outre les Noville et les Jodion-Fernelmont qui géraient un fief attribué par l’abbaye de Géronsart, on trouve ici dès 1421 et jusqu’en 1543, les Dongelberg de Longchamps. Le plus ancien membre de cette famille à être cité est Jean, bâtard de Brabant, seigneur de Wavre en 1303. Il avait épousé Marguerite de Pamele. Son petit-fils Henri, époux de Jeanne de Huldenberghe, sera le premier de la famille à posséder Fernelmont. Quatre générations plus tard, les Dongelberg, sires de Longchamps, donnèrent Fernelmont par l’entremise de Jeanne aux chevaliers de Marbais (Philippe II), seigneurs de Loverval. Il portait le même prénom que son père uni à Isabelle de Beaufort de Celles et fit relief de Fernelmont le 12 mars 1565. Son fils Philippe III, deuxième Marbais de Fernelmont, époux de Jeanne de Merode de Waroux, fille de Guillaume et de Marguerite de Bocholt, fut exécuté en automne 1568. Il avait pris part au « Compromis des Nobles ». Ses biens furent saisis et vendus aux enchères pour seulement 102 livres; une misère. Mais l’Edit perpétuel, signé à Marche-en-Famenne par Don Juan d’Autriche, allait permettre de réaliser une bonne partie du Compromis. La famille Marbais fut restituée dans ses droits dès 1577. Le fils de Philippe, Arnould, allait épouser Anne du Chasteler, veuve d’Erard de Brion, seigneur de Résimont, Ahin et Marzinne. Anne était la fille de Jean, seigneur de Bersée, Moulbays... Ce couple n’eut que deux filles. L’aînée, Agnès, reçut en 1607 Fernelmont et se maria avec Hans Krafft de Milendonck, baron de Pesche. Mais Agnès mourut dès 1608. Jeanne de Marbais reçut Loverval et se maria en 1609 avec Charles de Hylle. La famille se disputa Fernelmont jusqu’au jour où les biens des Marbais furent une nouvelle fois saisis sur ordre des archiducs et attribués par leurs altesses royales à François de Valengin en 1616.
Le 15 novembre 1618, Valengin vendit par vacation publique le fief à Jean-François de Barwitz contre 151.000 livres d’Artois. Les Barwitz conservèrent Fernelmont de 1618 à 1709. Les Barwitz furent les seuls barons de Fernelmont par lettres patentes du 12 janvier 1623. Le 3 avril 1709, les Harscamp, maîtres de forges à l’origine, qui avaient entamé un processus de rachat des rentes grevant le domaine, entrèrent en possession de Fernelmont. Ils avaient hérité du château (disparu) de Tongrenelle à Tongrinne, par les Noyelles et les Chasteler. Pontian Harscamp et Anne-Catherine de Hovyne furent à la base de la montée en puissance de la famille à travers les « intelligents » mariages de leurs enfants. Charles-François d’Harscamp (1669-1736) épousa le 24 octobre 1711 Marie-Isabelle d’Argenteau. Une de ses sœurs s’unit à un Groesbeeck, seigneur de Franc-Waret; une autre sœur convola avec un Namur, seigneur de Dhuy. Pontian II, fit construire le château de Marchin (dit de Belle-Maison, actuellement aux comtes de Robiano) où il n’habita pas, à l’inverse de son épouse Marie-Isabelle Brunell, veuve en 1794. Elle y vivra après les troubles. Elle mourut en 1805 à Namur en laissant une somme considérable pour fonder un hospice, base de l’actuel CPAS. Les propriétés de Fernelmont passèrent à son arrière-petit-neveu Charles-Lidwine dit le marquis de Croix, 4e marquis de Heuchin. Depuis, elles n’ont plus quitté la descendance et Fernelmont, passa aux comtes d’Andigné puis aux comtes de Mandat Grancey. Il fut vidé de ses meubles dès 1805. Les gens de l’entité lui donne la vie qu’il mérite.
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